Jean-Marie BOURRY

Condamnation pour Les diffamateurs de l’ex-commissaire Jean Marie Bourry devant la Cour d’Appel de Rouen le 19 mars 2015.

Les deux blogueurs qui depuis février 2011 publient sur Internet des diffamations ignobles me concernant ont écopé de sanctions judiciaires à la hauteur de leurs méfaits.

Jean-Marie Bourry, Chef de la Police de l’ONUCI de septembre 2009 à juillet 2013.
Jean-Marie Bourry, Chef de la Police de l’ONUCI de septembre 2009 à juillet 2013.

Même si, pour les connections depuis la France, des scories de ces ignominies restent encore visibles, je rends hommage à la décision de  la Cour de Justice Européenne qui a conduit, depuis mai 2014, le principal moteur de recherche du Net, à mieux faire respecter la respectabilité et la réputation des personnes.

Durant trente et une années j’ai exercé les fonctions de  commissaire de police, et suis retraité depuis fin 2013. Durant quatre ans, de 2009 à 2013, j’ai dirigé la police des Nations Unies en Côte d’Ivoire, force  de 1 500 officiers et policiers internationaux chargés de multiples missions relatives à la réforme, la formation, le soutien et la substitution en dernier recours des forces de police et de gendarmerie locales. Cette composante police était intégrée à l’ONUCI, mission de paix de l’ONU composée de 11 000 personnels (dont 8 000 militaires) chargée de soutenir les autorités et composantes politiques pour sortir d’une crise aiguë que traversait ce pays depuis la guerre civile de 2002. À l’issue des élections présidentielles de novembre 2010, un nouveau conflit éclata jusqu’en avril 2011. Nous nous retrouvâmes immergés dans une guerre civile, avec comme premiers impératifs la construction de la paix et la protection des civils. Durant six mois, nous avons pris beaucoup de risques et sauvé de nombreuses vies humaines.

Pendant ces quatre années, j’ai tenu mon rang à la tête d’officiers supérieurs de 30  nationalités différentes, africains pour la majorité d’entre eux. J’ai exercé mes fonctions avec conscience et humanité au sein d’une mission dont la paix et la restauration d’un fonctionnement sociétal viable et démocratique étaient les buts ultimes.

J’avais à l’époque d’autres préoccupations que de visiter ma page Google ! Proches et amis scandalisés me signalèrent en mai 2011 que je faisais l’objet de propos injurieux sur Internet. J’apprenais que j’étais traité de « fasciste criminel, de tueur de flics », etc. Malgré la fin des hostilités, le pays demeurait bouleversé, les institutions policières et la gendarmerie étaient à repositionner dans leurs fonctions avec un fort soutien onusien. L’ONUCI étant une mission de rétablissement, de maintien et de renforcement de la paix, j’ai d’abord, au vu de l’outrance pathologique et l’inculture géopolitique des propos tenus, cru à une mauvaise plaisanterie… mais c’était bien pire ! Et à l’époque je pensais que des propos aussi stupides et outranciers ne pouvaient restés longtemps accrochés sur le Net, d’autant que j’étais aussi persuadé que toute personne saine d’esprit ne pouvait accorder un quelconque crédit à de telles élucubrations.

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Après une tentative de retrait amiable auprès des auteurs du blog, j’engageais alors un recours civil en référé devant le Tribunal de Grande Instance d’Angoulême.

Après ce référé et une décision définitive en appel devant la Cour de Bordeaux en juillet 2013, les deux diffamateurs étaient condamnés à verser 8 000 euros de dommages et intérêts, ainsi qu’à l’obligation de retirer les propos diffamatoires sous astreinte de 200 euros par jour. Confronté au refus de retirer ces ignominies, je me portais à nouveau devant les tribunaux pour demander la « liquidation de l’astreinte », c’est-à-dire la mise en œuvre effective de l’astreinte, celle-ci devant être évaluée et prononcée par un nouveau jugement. Un premier jugement devant le TGI du Havre me déboutait pour des motifs de pure procédure, et en appel devant la Cour à Rouen, les auteurs se voyaient condamnés à verser 25 000 euros de réparations pour ce non retrait des diffamations. Je précise que ce décompte est évalué sur 4 mois alors que la publication continue depuis 4 années.

Domiciliés  au Havre, ces deux blogueurs sont actuellement sans emploi et vivent de l’aide sociale, ce qui leur permet de disposer de tout le temps nécessaire pour un activisme consistant à déverser des flots de bile sur la terre entière, sans discernement et dans la plus totale irresponsabilité. Ils ne m’ont jamais rencontré, ne me connaissent pas personnellement et n’ont jamais mis les pieds en Afrique. Un tel comportement ne relève pas de la liberté d’expression, mais constitue une injure de fait envers cette liberté fondamentale.

Malgré ces condamnations pour un total de 33000€, les deux individus semblent persister dans leur acharnement pathologique qui relève aussi de la délinquance, puisque des propos diffamatoires sont toujours visibles. La justice pénale que j’avais aussi saisie aurait dû porter à ces délits toute l’attention qu’ils méritent car ces faits sont des actes de délinquance.

Tous ces propos qui m’invectivent ne sont que mensonges et calomnies,  et je m’interroge encore sur les motivations qui sont à l’origine d’une telle charge diffamatoire engagée pour salir et avilir.

J’affirme que ces propos diffamatoires sont insensés et ignobles, que la qualité, la loyauté et la sincérité de mon engagement et de mon action en Côte d’Ivoire ont été soulignés par l’ONU et les autorités de Côte d’Ivoire, lesquels m’ont remercié par de hautes distinctions.

Jean Marie BOURRY
Commissaire Divisionnaire Honoraire
De la Police Nationale Française.
Chef de la Police de l’ONUCI de septembre 2009 à juillet 2013.